Son aiguille me transperce tant elle affiche un chiffre hideux, j'ai l'envie qu'il baisse et ceux qu'elle qu'en soit le moyen. Je suis sur le chemin de l'auto-destruction, approchant dangereusement du point de non retour, refusant le superflu, le problème étant que tout est superflu. Je ne cherche pas à me cacher, même si je nie, pour me protéger. Elle me tient compagnie, unique aide dans cette déchéance. Je ne vois qu'elle, je n'entend qu'elle. Arrétez donc avec vos "ça va" à la con. Non ça va pas, et gardez vos petit soucis quotidien pour vous, je n'est que faire de vos jérémiades. Pleurez seul, mais ne me salissez plus de vos emmerde à la con. Je ne suis pas le mouchoir des gens, j'ai froid de mes propres problèmes, alors allez tous vous faire voir, votre mec vous lâche. Mais merde, j'en ai rien à fouttre, comprenez ça. Si vous venez pour que je vous dise : " Ma pauvre chérie, ta pas de chance " Allez voir ailleurs si j'y suis. Je ne supporte plus vos sourires insolent, vos joies m'écoeurent. Vos soucis me paraissent superficiel, j'arrive même à croire que je vous haïs. Oui, je vais mal, alors fermez la. Et surtout, ne posez aucune question, je ne cherche pas à savoir votre vie. S'il vous plait, faites de même pour moi, et ne cherchez pas à m'aider. Je n'en éprouve pas le besoin, j'ai trop de fierté pour dépendre de quelqu'un.